Cyprine Plaisir

Punk


« Cyprine Plaisir, c’est du punk à chiennes à grands coup de miaou miaou » oui, tout à fait monsieur le commissaire, je crois bien que c’est la dernière phrase que j’ai entendu ce soir là dans ce rade miteux d’El Paso. La dernière phrase avant que je tombe nez à fesse avec les fondements du chiot en mini short qui leur collait au basque. La dernière avant que ce dernier, cul nul sur le zinc, ne viennent flatter mes narines d’un pet lourd et nourri tout en ricanant de bon cœur. Ne vous méprenez pas, monsieur le commissaire, je ne suis pas venu là pour vous parler de cul, quoique vu la dégaine qu’affichait toute cette troupe d’allumées ce soir là dans le pub, on était davantage grenouille que bénitier, m’enfin c’que j’en dis…

J’avais déjà trouvé ça louche en arrivant. J’avais mes habitudes, j’faisais partie des meubles. Je crois que ma motivation a foutu le camp quand j’ai vu les minettes, accoudées au comptoir à siroter des grands verres d’anisette, de houblon de fortune et de rhum charrette : ça commençait à raconter des cochoncetés sur des rapports sexuels avec les animaux et c’est à ce moment là que le patron a sorti une immense bouteille de derrière le comptoir : à en juger par l’étiquette, il ne s’agissait là que d’un mélange malsain de barreau de chaise et de patate mal fermentée de l’ère Brejnev. J’ ai fait mine de me diriger vers les toilettes pour foutre le camp. « On dit qu’notre musique fait bander, même les chiens ! Tu vas quand même rester un peu ! Tu voudrais pas qu’on te mette la laisse… » m’interpella l’une d’entres elles dont les intonations vocales rappelait un mélange étrange entre l’accent texan et celui d’une poissonnière de Ménilmontant. Les amplis étaient déjà brûlants, chauffés à blanc par l’alcool en fusion qui bouillonnait en chacune de ces envoyées de l’enfer. Ni une, ni deux, le chiot qui les accompagnait quitta son mini short et exhiba ses parties sous le nez aquilin du tenancier de bar. Le premier morceau commença. Et, la tête posé sur la tireuse à bière, l’homme cul nu apprenait à ses bijoux de famille à danser des valses viennoises, martelant le comptoir avec des bouteilles ébréchées. Ambiance…Ces dames, si j’ose m’exprimer ainsi, rendaient par intervalles de puissants jets de gerbe épaisse. Et tandis que les deux hyènes beuglantes s’affranchissaient avec modération du surplus d’éthanol que leur foie n’avait su tolérer, la bassiste et l’autre guitariste continuait de s’enfiler des flans serrés comme le cul d’un nouveau né. Lassé de jouer des percussions, le chiot écarta ses meules devant mes narines aux aguets. La suite, vous la connaissez…

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